Une Lettre Adressée au Future

par James Corbett
corbettreport.com
11 avril 2020

“Les lampes s’éteignent partout l’Europe; nous ne les reverrons plus allumées de notre vivant.”

-Edward Grey, conspirateur de la Première guerre Mondiale

Je n’écris pas ces mots pour mes contemporains. Nous sommes des damnés. Il nous appartient maintenant de regarder s’éteindre la lampe de la liberté, de témoigner du dernier vacillement de la flamme de la liberté.

Non, je n’écris pas ces mots pour mes pairs, je les écris pour ceux qui sont encore à venir. Les habitants de cette future dystopie qui s’apprête à naître. Au derniers spécimens de l’humanité autrefois libre qui pourrait – par un miracle que je ne peux même pas imaginer – tomber sur ce message électronique dans une bouteille.

Je sais que c’est presque sans espoir. Que les chances que ces mots survivent à la prochaine purge de l’internet sont minces, au mieux. Que même si, contre toute attente, ce message échoue sur vos rivages numériques, les chances que ces mots soient compris par vous sont encore plus minces. Non pas parce que vous ne comprenez pas l’anglais, mais parce que vous n’utilisez plus ces mots que j’écris : Liberté. Humanité. Individu.

Néanmoins, je suis ici pour enregistrer la fin d’une époque. Je vais donc continuer à avancer contre tout espoir au cas où, par miracle, quelqu’un, quelque part dans ce futur âge des ténèbres numériques, aura des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.

L’obscurité tombe.

Ne nous voilons pas la face : Nous le savons tous.

Nous savons ce que cela signifie lorsque 17 millions d’Américains – soit 10 % de la population active – sont ajoutés aux listes de chômeurs en trois semaines à peine. Et lorsqu’ils sont rejoints par des millions de nouveaux ex-travailleurs fraîchement licenciés dans le monde entier. Lorsque les files d’attentes pour les aides alimentaires d’urgence s’étendent sur des kilomètres au cœur des villes américaines autrefois prospères. Quand la dette de l’argent fictif traficoté s’élève à plus de 24 000 milliards de dollars et que la soviétisation de l’économie par la Réserve fédérale est accomplie.

Nous savons ce que cela signifie lorsque la police commence à abattre des gens parce qu’ils ne portent pas de masque. Quand des drones de la police contrôlent la quarantaine depuis le ciel et leurs robots assurent le respect du confinement au sol. Quand les gouvernements admettent qu’ils suivent tous les mouvements de chaque citoyen et commencent à mettre en place des points de contrôle internes où des passeports d’immunité numériques déterminent qui peut passer et qui doit rester chez lui.

Nous savons ce que cela signifie lorsque les milliardaires commencent à nous dire que seuls leurs nouveaux vaccins expérimentaux à mRNA pourront nous libérer de ce cauchemar. Lorsqu’ils menacent de nous marquer avec des tatouages à l’encre invisible pour identifier les personnes vaccinées. Lorsqu’ils nous disent que nous ne pourrons pas acheter ou vendre ou participer à l’économie tant que nous ne pourrons pas prouver notre “immunité”.

Cela signifie que l’ordre mondial de la Corona est arrivé.

Bien sûr, certains le nient encore. Mais ils se voilent la face. Ils ont peur d’admettre que c’est vrai. Beaucoup sont encore sous l’emprise du vieux conditionnement qui leur sommait de bêler “conspirationniste” à quiconque remettait en cause l’autorité.

Nous avons un sobriquet pour ces gens-là : “mouton”. Ou, parfois, “sheeple”. De nos jours, les masses sont maintenus dans l’enclos par les chiens de gardes bottés de l’État policier et malmenés par les marionnettes politiques qui leur servent de bergers. De temps en temps, un vieux sage du troupeau flaire l’arnaque, mais le berger n’a jamais fait que tondre le troupeau, alors il se résigne à son sort. Pourquoi se battre ? C’est généralement indolore.

Jamais ce vieux mouton ne s’est douté qu’un jour les bergers le mèneraient à l’abattoir.

C’est un terme de dérision, bien sûr. “Sheeple”. Mais j’aime à penser que cela ne parle pas seulement de notre stupidité. Elle parle d’une naïveté, d’une innocence. Nous sommes des créatures confiantes et douces par nature. Paisibles. Coopératifs. Il n’y a rien à mépriser. S’il n’y avait pas de prédateurs parmi nous, nos défauts seraient considérés comme des vertus.

Mais je ne suis pas ici pour dire cela. Je suis ici pour dire ceci : Résistez ! Luttez ! Battez-vous !

Vous n’êtes pas des rouages d’une machine, malgré ce que vous disent les bergers de votre époque. Vous êtes des êtres humains libres et beaux. Vous n’êtes pas nés sous l’autorité d’un autre. Vous choisissez comment vous voulez vivre votre vie, pas un bureaucrate, pas un robot de police, pas un algorithme de “contrôle d’immunité” ou un code QR.

Vous n’avez pas besoin d’autorisation pour acheter ou vendre, pour vous réunir, pour dire ce que vous pensez ou pour quitter votre maison. Vous n’êtes pas un “porteur asymptomatique” de quelque virus que vos bonimenteurs-en-chef vous disent de craindre. Vous n’avez pas à vous abriter sur place parce que quelqu’un en blouse blanche vous l’a ordonné.

Je veux que vous compreniez que, autrefois, le gouvernement n’avait pas le droit de savoir où vous étiez, qui vous rencontriez, ce que vous achetiez et ce que vous faisiez 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le gouvernement n’avait même pas la capacité de faire cela.

Il faut que vous sachiez qu’il fut un temps où vous pouviez quitter votre maison quand vous le vouliez. Voyager où vous le vouliez. Acheter et vendre comme bon vous semblait. Rencontrer vos voisins. Rassembler. Protester. Faire la fête.

Vivre. Comme les êtres humains libres sont censés vivre.

Ah, qu’est-ce que je dis ? Ces mots, cette langue n’ont aucun sens pour vous, n’est-ce pas ? Ces concepts n’existent pas à votre époque, n’est-ce pas ?

Vous allez là où on vous dit d’aller. Vous restez à la maison quand on vous dit de rester à la maison. Vous vous taisez lorsqu’on vous dit de vous taire. Vous pensez ce qu’on vous dit de penser. . . . Vous ne pensez pas ce qu’on vous dit de ne pas penser.

Je ne peux pas vous en vouloir, après tout. Vous êtes confiant, naïf et pacifique. Comme un mouton.

Mais alors! Comme je pleure pour ce que tu es devenu. J’ai essayé de l’éviter. Je te prie de me croire. J’ai vraiment essayé.

Mais la lampe de la liberté est en train de s’éteindre. Et je m’en porte témoin.

Je ne sais pas si chez vous l’histoire est toujours quelque chose que l’on étudie , mais au cas où elle ne le serait plus : Le ministre britannique des affaires étrangères “Sir” Edward Grey a fait cet observation sur les lampes qui “s’éteignant dans toute l’Europe” à la fin des soi-disant “Douze Jours”. Selon les principaux livres d’histoire de notre époque, c’est à cette époque, durant l’été de 1914, que le gouvernement britannique aurait tenté d’éviter une guerre mondiale. On nous demande de croire que cette remarque perspicace a prouvé que Grey était un sage diplomate qui était accablé de chagrin à cause de la douleur et de la souffrance qu’il sentait sur le point de se déchaîner sur le monde.

Mais il s’agit là d’une “histoire” conté par les gagnants, des gagnants de la pire espèce. En vérité, Grey était lui-même l’un des conspirateurs qui travaillaient activement à l’avènement de la Première Guerre mondiale. Qui plus est, Grey s’avère être la source même de cette citation; elle a été enregistrée pour la première fois dans ses propres mémoires d’après-guerre . Toutes les larmes qu’il a pu verser en éteignant ces lampes étaient des larmes de crocodile, c’est certain.

On peut très bien imaginer que les livres d’histoire de votre époque rapporteront que Bill Gates a fait une remarque tout aussi inquiétante au début de cette crise de la Coronavirus. En regardant par la fenêtre de son manoir de 127,5 millions de dollars, d’une superficie de 20 117 mètres carrés (Xanadu 2.0), dans l’État de Washington, qui était alors l’épicentre de l’épidémie américaine, les mémoires post-coronavirus de Bill Gates nous diront sans doute qu’il a fait la remarque suivante à un sous-fifre : “Les lumières s’éteignent partout dans le monde, nous ne les reverrons plus de notre vivant”.

Mais ses mémoires ne nous informeront sans doute pas qu’il souriait quand il l’a dit.

À mes enfants, ou aux enfants de mes enfants, ou à tout autre vestige de l’humanité autrefois libre, qui pourrait déterrer ces quelques mots dans cet avenir abandonné par Dieu dans lequel nous nous engageons à grand pas : Je suis désolé. Je n’ai rien pu faire. Nous vous avons laissé tomber tous.

Mais souvenez-vous de ceci : Tant que le sang de tes ancêtres coulera dans tes veines, la lampe de la liberté des hommes et des femmes ne pourra s’éteindra pour toujours.
Alors, allez-y ! Faites-la briller, chers moutons. Qu’elle brille.

Published by manbearpig

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